0 Items

RDC : des kinoises s’expriment au sujet de la nomination de deux femmes à la BCC

Written by APM Team

juillet 7, 2021

Depuis sa création vers les années 50, la BCC a été dirigée par 12 hommes. Le 05 juillet, Félix Tshisekedi a nommé pour la première fois Malangu Kabedi-Mbuyi, une femme, gouverneure de cette institution. L’ordonnance porte également nomination de Eliane Munkeni Kiekie, administratrice de cet organe. Dans les rues de Kinshasa, des femmes ont exprimé leurs points de vue par rapport à ce sujet.    « C’est une très bonne chose de voir les femmes être promues à des postes de haute responsabilité. Le Congo a aussi besoin des compétences féminines et par cette nomination, les femmes trouvent une nouvelle opportunité d’exprimer leurs points de vue et talents. Je suis heureuse et très fière de nos représentantes », confie Paola Kanimbo, devant ses étalages d’épices à Lingwala. 

A quelques mètres de Paola, Hadassa Ntenda souhaite que ce progrès se perpétue dans les générations futures.

«Je suis heureuse de voir que l’intention du Chef de l’Etat de faire la promotion du genre dans les institutions en RDC se traduit par des actions concrètes. Nous sommes passés de moins de 10% de femmes au sein du gouvernement à 27 %. Et cette nouvelle nomination rassure pour les prochaines années. Les gouvernements et les prochains Chefs d’Etat auront des défis à relever, notamment celui-ci. Peut-être que le pays atteindra les 50% d’ici 2040. C’est possible », dit-elle, tout sourire.  

Faire rimer promotion du genre et méritocratie 

La nouvelle équipe dirigeante de la BCC a notamment pour défis de maintenir la stabilité monétaire du pays, renforcer l’autonomie de la banque centrale suivant les recommandations du FMI, organiser la concrétisation de l’accord de prêt de 1,5 milliard de dollars sur trois ans. Au-delà d’une simple célébration, Angelani Mapendo et Chantal Bamba estiment que les deux femmes pourront être à la hauteur des attentes.

« Pour être nommé responsable d’une si grande institution, il faut avoir une solide expérience professionnelle. Je pense que le choix du chef de l’Etat n’est pas vain. Ce n’est pas uniquement parce qu’il s’agit d’une femme, parce qu’il faudrait faire la promotion du genre, c’est surtout pour leurs parcours professionnels. En lisant l’ordonnance, le porte-parole du Chef de l’Etat a souligné le fait que cette nomination intervient après que le président de la République ait consulté le gouvernement et le Conseil des ministres. Peu importe les témoignages ou critiques, ces femmes doivent avoir rempli les critères attendus », dit Angelani Mapendo, responsable d’une entreprise d’aviation. 

A Chantal, cambiste de renchérir, « très souvent, on raconte que la femme qui émerge à certains niveaux devrait avoir dans les coulisses un homme qui la propulse. Mais cette dame (Malangu Kabedi-Mbuyi) nous prouve le contraire. J’ai pu voir son CV circuler sur les statuts WhatsApp et autres publications sur Facebook. Elle a mérité ce poste. »

En termes d’attitude à adopter face aux obstacles et défis qui se présentent devant elles, Kitanda Lady propose « de ne pas se fier uniquement à leurs expériences professionnelles », mais de « consulter l’ancienne équipe, étudier les failles, retenir les points marquants et s’en inspirer pour un leadership féminin excellent ».  

Pour rappel, Malangu Kabedi-Mbuyi a travaillé durant 32 ans au sein du Fonds Monétaire International (FMI) et Eliane Munkeni Kiekie a évolué au sein de la Fédération des Entreprises du Congo et était présidente de la Commission « Femmes Entrepreneurs de la FEC ».

Source : Actualite.cd | Prisca Lokale

Articles Liés…

0 Comments

Submit a Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *